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28.12.2009

L'or de Castille

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1365. Lorenzo Baglioni, le frère de Vasco, promet son soutien au roi de Castille, Pierre le Cruel. De son côté, Vasco porte une missive au pape dans la cité d’Avignon. Il se heurte à Arnaud de Cervole dit l’Archiprêtre, une vieille connaissance et un des mercenaires des Grandes Compagnies. Une trêve dans la guerre de cent ans les a laissés oisifs et ils vivent de pillages et de rapines. Mais, la dame noire, la peste, règne sur toute la région. C’est alors que Vasco retrouve Sophie, son amour de jadis, victime de la terrible maladie. A la demande de Charles V, Bertrand du Guesclin, connétable de France, se charge d’emmener les Compagnies participer à une croisade en Castille pour y soutenir la cause d’Henri de Trastamare contre son demi-frère, Pierre le Cruel. A la suite d’une réunion entre le pape et Tolomeï, son oncle banquier, Vasco est chargé de porter une lettre de change à Tolède permettant à du Guesclin de lever des troupes. Mais, le jeune homme est soupçonné d’avoir voulu dérober des coffres remplis d’or pour son propre compte et celui de Sophie qui veut retrouver le pouvoir à Byzance. Vasco se défend d’avoir été quérir l’or, mais il est torturé par les sbires de du Guesclin. Les coffres contenant l’or sont alors volés au nez et à la barbe de ce dernier. Les Compagnies Blanches sèment la mort blanche pendant que Vasco s’échappe, et trouve refuge auprès d’une jolie vierge, Manuelita. Là, il apprend que son oncle lui a légué sa banque. Mais, parviendra-t-il à sauver son honneur et à se disculper ?

A l’école de Martin

Gilles Chaillet a créé Vasco en 1979 dans Le Journal Tintin. Il a assuré le scénario et le dessin jusqu’en 2005, date à laquelle il confie le graphisme à Frédéric Toublanc (La dame noire). Pour en savoir plus sur les personnages et la série, on peut lire Le petit Vasco illustré de Luc Révillon. Chaillet a été formé à l’école de Jacques Martin pour qui il a dessiné Guy Lefranc et deux Voyages d’Alix. Il n’est donc pas étonnant que ce passionné d’Histoire nous offre ici une intrigue solide, bien documentée et réaliste qui clôture un diptyque. Sans jamais être vraiment didactique, Chaillet imbrique parfaitement son histoire dans un contexte historique véridique et captivant. Il pratique à merveille l’art des retournements de situation. Pièges, complots, trahisons se succèdent à un rythme infernal. Il semble moins à l’aise dans les histoires d’amour. Quand Vasco retrouve Sophie, on s’attend à ce que les jeunes gens s’expliquent intimement. Mais, cette rencontre le laisse amer et déçu alors qu’il ne sait pas encore le tour qu’elle va lui jouer. Sa relation avec Manuelita peut rendre le lecteur perplexe. Comment cet homme jeune et beau peut-il résister à cette vierge qui s’offre puisque son attachement à Sophie est sans avenir ? Quoi qu’il en soit, les démêlés sentimentaux du fougueux Vasco n’empêchent en aucun cas le récit d’être palpitant. Un récit que Chaillet clôture en pratiquant l’art de la chute. Frédéric Toublanc qui dessine ici son second Vasco a réalisé des progrès fulgurants. Les lieux sont reconstitués de façon splendide. Les décors sont superbes et très travaillés avec un grand souci du détail. Les personnages et les costumes sont rendus avec soin et minutie.

On se laisse prendre immédiatement à cette exaltante fresque historique dans laquelle Vasco ne cesse de nous séduire…

Marc Bauloye

Vasco T 23 La mort blanche Toublanc Chaillet Lombard

 


 

 


 

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